La Recouvrance

La Recouvrance

INFORMATIONS

FRANCE 🇫🇷

Longueur hors-tout      : 44,5 m

Maître-bau                     : 7,2 m

Tirant d’eau                    : 3,1 m

Voilure                            : 430 m²

Année de lancement    : 1992

Armateur                        : Ville de Brest

Port d’attache                : Brest

Présences Armada       : 1999, 2003, 2023

Histoire

Dans le vieux quartier brestois de Recouvrance, sur la rive droite de la Penfeld face à l’arsenal, les femmes de marins avaient coutume de prier Notre-Dame de Recouvrance pour le retour des leurs. Recouvrer la terre — retrouver la terre. C’est ce quartier, âme populaire de Brest, que la goélette porte en elle à chaque fois qu’elle quitte les quais.

La Recouvrance est la réplique fidèle d’un aviso militaire du XIXe siècle, ces navires rapides et maniables dessinés par l’ingénieur Hubert en 1817 sur les plans du premier modèle baptisé Iris. À l’origine, ces goélettes à hunier avaient pour mission de porter les ordres et les messages urgents vers les côtes d’Afrique et aux Antilles, avant que leurs fonctions ne s’étendent à la surveillance du commerce maritime et à la lutte contre la traite des esclaves. Des bâtiments d’utilité, rapides avant tout.

La Recouvrance naît elle-même d’une belle histoire collective. En 1990, dans l’élan du concours national Bateaux des Côtes de France, une association est fondée à Brest avec le soutien de la ville, du département, de la région et des habitants eux-mêmes. Le chantier de l’anse du Guip, sur l’île aux Moines, remporte le projet et installe ses outils quai Malbert à Brest pour mener la construction. La goélette est mise à l’eau en 1992, lors des Fêtes maritimes de Brest, sous les yeux de milliers de Brestois — un lancement qui reste gravé dans la mémoire collective de la ville.

Depuis, elle n’a pas chômé. Habituée de toutes les grandes fêtes maritimes — Brest, Douarnenez, Amsterdam, Lisbonne — elle porte partout les couleurs de sa ville avec sa livrée noire, verte et or. En 2011, elle bat la Belle Poule de la Marine nationale lors du Défi des Goélettes, prouvant que la réplique peut tenir tête au navire d’école dans son propre domaine. À Rouen, elle a posé son étrave sur la Seine en 1999 pour l’Armada du siècle, en 2003, puis est revenue en 2023 après une longue absence.