Ring Andersen
INFORMATIONS
FRANCE 🇫🇷
Longueur hors-tout : 35 m
Maître-bau : 6,8 m
Tirant d’eau : 3,3 m
Voilure : 450 m²
Année de lancement : 1948
Armateur : Les Voiles Océane
Port d’attache : Bordeaux
Présences Armada : 2023
Histoire
Il y a des navires que l’on destine au commerce, et qui finissent par traverser l’histoire sans jamais changer de nom. Le Ring Andersen est de ceux-là. Né en 1948 dans les chantiers Johannes Ring-Andersen à Svendborg, au Danemark — le dernier navire de grande taille à y sortir des cales —, ce ketch de la Baltique porte fièrement le nom de son chantier de naissance, un honneur qu’il n’a jamais renié.
À l’origine, c’est un Baltic Trader : un cargo à voile de la grande tradition nordique, conçu pour transporter sel, céréales et denrées entre la mer Baltique et l’Afrique. De 1948 à 1962, il sillonne ces eaux, avant que la concurrence des cargos à moteur ne le rende économiquement obsolète. L’architecte naval danois Slaaby Larsen le transforme alors en yacht de plaisance, lui greffant un gréement bermudien moderne.
Viennent ensuite trente années de charter dans les Caraïbes, puis dix longues années d’abandon en Virginie, aux États-Unis, où il se délabre dans un port oublié. C’est de là qu’il est racheté et restauré au chantier naval de la baie de Chesapeake avant de rallier l’Europe. En 2009, il s’amarre au Musée maritime de La Rochelle pour y poursuivre sa remise en état, avant de rejoindre Lorient comme port d’attache.
Entre 2019 et 2020, c’est une renaissance complète : entièrement rénové, il passe sous pavillon français et reçoit le prestigieux label BIP (Bateau d’Intérêt Patrimonial). Exploité par la société Les Voiles Océane depuis Vannes puis Bordeaux, il embarque des passagers pour des croisières participatives sur la façade atlantique. En 2023, pour la toute première fois, il remonte la Seine et rejoint les quais de Rouen pour l’Armada — une consécration pour ce rescapé de la Baltique devenu joyau du patrimoine maritime français.
